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Sélection EP aLamanon

by Alamanon

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  • Compilation LAeA

1.
Allons viens, je t’emmène voir mon pote le chêne Mon ami de toujours. J’lui parle de mes peines, je lui dis ce que j’aime. Crois-moi, il n'est pas sourd A mes paroles, il les garde au frais Et quand je les oublie, je vais le voir pardi. Et tout ce que je grave, tout au sein de sa sève Mon ami de toujours, Lui, il ne l’égare pas alors il me le souffle. Et peu importe le jour, ces paroles Il les a au frais, Et quand je les oublie, lui, il me les redit. Lors je prends du courage et content comme un sage Mon ami de toujours, Me joue de la musique tout en mouvant ses feuilles ; Dès lors, la joie accourt à mes paroles Je gagne ton respect. Et dans tes yeux je lis, qu’on monte au paradis !
2.
Le fil de la discussion a été perdu A la terrasse du café cet été Buvons un autre verre pour oublier Que l’on est bloqué ici sans revenu ! Je m’imagine ailleurs je suis là J’ai du mal à vivre ou c’est toi Qui aimes les noyés Pauvre ville fatiguée. Je n’ai pas quémandé, tu m’as mal reçu Tu étais toujours là sur mes pas Il fallait faire vite, et faire selon toi Aujourd’hui je m’ennuie de ton fleuve de tes rues. Ma solitude est si grande que tu fuis, petite princesse pour celui qui ne t’aime pas Je m’imagine ailleurs, je suis là J’ai du mal à compter ou c’est toi Qui as la main avare Riche ville de l'histoire Sûrement c’est encore mes faux pas qui me tuent J’ai travaillé à l’œil, fais confiance à la vie : Ne crois jamais les promesses de qui te sourit Leurs travaux sont des peines sans revenus ! Je m’imagine ailleurs je suis là J’ai du mal à me battre ou c’est toi Qui chéris les pendus Triste ville corrompue ? Tu dis "je vais te voler", mais tu m’as confondu Tu m'as pris pour un autre et c'est toi qui me dois Un jour tu prendras de mes nouvelles, mais je crois Il sera trop tard, je me serai déjà battu... Ma solitude est si grande que tu fuis, petite princesse pour celui qui ne t’aime pas Je m’imagine ailleurs je suis là Oh j’ai mal au cœur avec toi Qui a l’accent vulgaire Forteresse des misères Avec ou sans toit, j’ai marché dans tes rues Je les connais si bien que je peux les nommer Mais c’est sans valeur et tu sembles murmurer Tes travaux sont des peines sans revenus ! Ma solitude est si grande que tu fuis, petite princesse pour celui qui ne t’aime pas Je m’imagine ailleurs je suis là J'ai du mal à vivre ou c'est toi Qui commandes au hasard Riche ville sans histoire ?
3.
02:06
Être sur l’perron à attendre La porte ne s’ouvre pas cette fois Être comme un con et surprendre Les amants enlacés, ça fait mal au foie. Sans coup férir, alors, il s’en va Retrouver les libations d’autrefois Accoudé au comptoir, d’un bar à Hôtesses Retrouver la chaleur, l’ivresse Cette nuit La pauvre hôtesse, cette fois ne joue pas avec les sentiments de ce gars, Et comme l’infirmière qui sous sa tutelle Cache le rescapé du dernier carat. Coeur d’artichaut, il pleure dans ses bras, Elle lui propose un lit pour la nuit. Il s’endort dare-dare sous son poids L’hôtesse sourit heureuse Cette nuit
4.
On a un copain c'est un tondeur d'œuf, Un esprit obtus qu'a un sens aigu De l'économie, ah je plains son bœuf Qui tout maigre sue, tirant sa charrue ! Un repas chez lui, tu chies petites crottes Pain et margarine, une clémentine Composent sa table même si t'es son pote Ça ne change rien, tout l'monde au régime ! Du soir au matin, il compte son beurre Je lui dis ça fond, c'est indénombrable Mais que voulez-vous ça n'lui fait pas peur C'est sans solution, c'est « irraisonnable. » Sa vie, elle ressemble à une écrevisse Qui va à r'culons, jusqu'à sa retraite ; Oui, des maux de cœur aiguisent son vice Bien déçu de l'homme alors il s'entête ! A chacun son rythme, à chacun sa pente, Je sais bien que c'est le droit de tout homme ; Mais lui est vraiment long à la détente et toujours a mal, à la main qui donne. C'copain qui déjà du vinaigre pisse Je prie pour qu'jamais, il n'aille au safran, Car il nous fera une mortelle jaunisse Si dans la faillite, il tombe dedans.
5.
02:05
Elle a les lèvres tendues Tout le corps tendu Vers un baiser d’homme elle appelle Depuis l’temps qu’morfondue Elle pense à un gus Qui dedans sa vie mette du bordel Tout les soirs elle se fait Des toilettes parfaites Devant sa glace, mimiques et dentelles… Mais tout ce p’tit effet A croire qu’ils font exprès Personne ne l'a vu : Elle s’est fait belle ! Ah Dom-juan Il faut qu’tu ramènes elle pleur' tout l’temps la Da-Damoiselle Elle va dans les soirées Les soirées pour s’montrer Là où tout coule même le Rimmel. Là où le cœur serré On attend de s’marier Un type qui ne pue pas trop des aisselles ! Elle est de ces filles là Timides, qu’on ne voit pas Qui n’sont pas laides sans non plus être belles. La nature a d’ces lois Et qui ne le sait pas N’a rien compris à la tour de Babel… Ah Dom-juan Il faut qu’tu ramènes c’est le moment chez la Da-Damoiselle Les Dom-juans n’ont plus d’cœur Les types n’ont plus d’sœurs Ils cherchent tous la même gazelle Celle qui r’semble à une fleur Celle qui n’a plus d’odeur Celle qu’a des OGMs dans la cervelle… Heureusement que dans l’monde Y'a pas que des Miss Monde Faudra payer la note, monsieur, l’échelle ! Au prix des subterfuges Je dis gloire à qui juge Ce soir, c'est gratis l'arbre de noël. Ah Dom-juan Il faut qu’tu ramènes elle pleur' tout l’temps La Da–Damoiselle
6.
7.
Black blanc beur, c'est pas du vocabulaire Appelle-moi par mon nom, je t'appellerai par le tien ! Bis
8.
01:05
Je sens son regard se pose sur moi  Et dedans ça me fait tout chose  Moi, justement, qui n’savais pas  Dans une ronde un peu morose  Que justement, j’pensais à toi  Que juste une petite rose  Suffisait à gravir d’en bas  En haut le bonheur, de la chose..  Cette chose que je ne comprends pas  Qui m’aspire, m’attire dans tes bras  Cette chose qui fait que toi et moi  On ne sait plus bien où l’on va  Mais on s’en fout, nos rêves aussi  De surtout pas rater sa vie  Parc’que là, oui là, ce moment-là  On est bien et puis demain va…  Va… Demain, oui je m’en fous  Mon tour du monde est reporté  Avec tes jolis yeux jaloux  Ma folie s’est évaporée  Et me voilà à tes genoux  Pour un moment d’éternité  Non, Madame, je ne suis pas fou  Est-c’que j’peux avoir un… bisou ?
9.
Au plafond de la pièce, une araignée s’installe Je pourrais la tuer, l’écrabouiller d’ma sandale Mais je n’ai pas le sang cruel et je conçois Qu’il faut laver les murs lorsque l’on tue chez soi. Alors princesse garde la ta force et ton mystère Tisseuse des destins puissants et du sort des sans terres Qui va mourir aujourd’hui, on te dit informée Un homme violent, un intègre, un enfant mal formé ? Aujourd’hui que tu es quelque chose d’immonde Pour les mères, les civils, une peur inféconde Leurs fils sans foi excommunient de la place Tout ceux qui savent danser lorsqu'arrive la grâce. Cette grâce que je regarde, l’insoumission fascine Ils la dénoncent, ils la chassent, enfin l’enveniment L’araignée du plafond à l’échelle du cadastre C’est l’énigme « tsigane » désastre après désastre. Regardes-tu ta main avant de faire un discours Homme aux phobies grotesques, qui ose parler d’amour ? Tu animes les peines et tu génères les malheurs Quand tu écrases en criant celle qui te fait peur. Celle qui aux Romains fit des clous et qui le regrette, Qui ne demande rien quand les guerres s’arrêtent, Qui a fait Django Reinhart malgré les nazis Et jusqu’à New York la renommée de Paris ! Tous les voleurs de l’âme ont accepté la peine D’encoller les murs de la folie quotidienne Peu importe leurs partis lorsqu’ils tissent fidèles Le réseau des nantis, et des guides ponctuels. Les noyés seront sauvés, quelqu’un prendra ta place L’avenir est sans surprise, ils musellent la grâce. Ils ont fait l’Europe sans le fil de la vierge (Marie) Et si cela t’étonne évite de vivre à crédit. Ouvre la fenêtre, entends tu les caravanes ? Le peuple du vent, le flamenco, les montagnes Les enfants sans jouets, les chevaux, les bacchanales Les cirques forains, les noces des salles communales ?
10.
03:23
Je sais t’avoir fait du mal et chaque jour qui passe rompt en moi Un peu plus de bonheur, mais tu pourrais me rendre ma joie On était sur le même chemin, trop peut-être pour qu’on y croie Tu l’avais écrit de ta main, j’ai mal lu, please, crois moi Je persiste à t’écrire encore, mes lettres sont sans réponse de toi Je veux trouver la clé en or, et ouvrir une nouvelle voie Je ne veux pas que tu reviennes sur ma route Je ne veux pas t’apprendre la vie, écoute Un signe de toi rendrait ma joie. Un dicton populaire nous dit, qui châtie bien aime aussi sois Pas trop cruel mon vieil ami, on s’est connus moins de six mois Ami, je veux ta route en somme, aussi belle avant nos coups bas Car je pleure aussi comme un homme, à l’intérieur, tu ne vois pas Dis moi si la B.A. est vaine, on prend un coup, deux, mais pas trois Et si ce qui coule dans mes veines doit couler sur ma peau pour toi Je ne veux pas que tu reviennes en vaincu Je ne veux pas te plier plus, sais-tu Un signe de toi rendrait ma joie Ah le silence a bien des ombres, elles se bousculent, on ne dort pas Et les rêves soulèvent les tombes, et le vent pliera notre croix Quand je délire à réussir, la mort me dit ne prends pas froid Combien faut-il encore souffrir, ami, please, rends-moi ma joie.

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Sélection digital - 10 titres - Mars 2014

Sélection de morceaux des EP, "Enfants de la lune" & "Dom Juan" & "Maria" & "L'arbre aux papillons"

Mon pote le chêne : Une chanson de la veine du grand George Brassens.

Une ville sans histoire : « Un titre qui, en plus d’être une chanson, est une véritable déclaration d’amour pour la capitale des Gaules. » (presse Quai Baco)

Cette nuit : L’histoire d’un jeune homme qui lance à une hôtesse du quai de la Fosse à Nantes, « merci » ! « Et pourquoi ?» dit-elle. «Parce que vous êtes jolie. »

Tondeur d’œuf est n’importe quel moine cistercien entêté à tondre ce que l’on ne peut pas, et aussi une très belle performance de Gabriel Monier aux cuivres.

Dom Juan : Eternel et surtout irrésistible. Ce morceau sera retenu sur la Cuvée grenobloise 2011 (asso Dynamusic).

Black blanc beur est pour en finir une bonne fois pour toute, mais il manque les rouges et les jaunes.

Bisou : C'est un début

Le fil de la vierge : Lorsque l’araignée se laisse tomber pour tisser sa toile, elle se suspend à un premier fil, nommé, le fil de la vierge.

Ami : L'amitié, un sentiment plus fort que l'amour, peut-être.

credits

released March 14, 2014

Auteur compositeur : Jérémy guy claude Casseron, sauf "Le hasard" par Michel Alain Rakotobe ; Editeur : Collectif LAeA

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Alamanon RA, France

Folk, auteur, chanteur, indépendant.

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